
3 bonnes nouvelles pour le féminisme
Élie LegaultMères au front
« Ça suffit. Nous, mères et grands-mères, montons au front.
Nous passons à l’action pour protéger l’avenir de nos enfants de la crise climatique. »
C’est le message que l’on peut lire sur la page d’accueil du groupe Mères au front. Ces femmes s’unissent à travers le pays pour défendre l’environnement et le futur de leurs enfants. Leur mission est de protéger la santé et la sécurité des générations à venir, en rappelant que tout est lié : santé et environnement, sécurité et résilience, protection et solidarité.
Elles portent plusieurs revendications auprès de l’État, notamment leur mobilisation récente à Rouyn-Noranda, où le gouvernement peine à faire respecter la limite de 3 ng/m³ de contaminants dans l’air. Elles ont organisé un die-in — une forme de protestation où les participants simulent la mort — devant le bureau du premier ministre Legault, réclamant le droit fondamental de la population à un environnement sain.
Pussy Riot
Ce groupe punk rock féministe russe voit le jour à Moscou en 2011. Elles défendent les droits des femmes en Russie à travers des performances artistiques souvent interdites. En 2012, deux membres du collectif sont emprisonnées pendant deux ans dans un camp de travail pour « vandalisme » et « incitation à la haine religieuse ».
Ces femmes utilisent l’art comme outil de dénonciation et de provocation face à l’État policier. En 2023, elles reçoivent le prix Woody Guthrie pour souligner leur esprit de résistance à travers la musique et la performance.
Il est également possible de visiter leur exposition Terrorisme de velours : la Russie des Pussy Riot au Musée d’Art Contemporain à la Place Ville Marie, qui rend hommage au groupe et à ses actions artistiques.
La Cour suprême : une représentation historique
Bonne nouvelle pour la représentation des femmes dans les hautes sphères juridiques : une majorité de femmes siège désormais à la Cour suprême pour la première fois de son histoire.
La juge Mary Moreau, francophone et ancienne juge en chef de la Cour du Banc du Roi de l’Alberta, devient la cinquième femme à rejoindre la Cour suprême du Canada. Cette nomination marque un moment important dans l’histoire du féminisme canadien, mais aussi pour les communautés francophones du pays.
Mary Moreau est reconnue pour son engagement envers l’accès aux services juridiques en français et a notamment contribué à la fondation de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta.

